Category Archives: arHsens éditions

« Comment devenir guerrier Massaï », d’Eric Gilberth

Comment devenir guerrier Massaï

> Le livre : Comment devenir guerrier Massai de Eric Gilberth, arHsens éditions, 224 pages, 18 €.

> Le pitch : Avoir cinquante ans, ça change tout. Quarante-neuf, passe encore, mais cinquante… À cet âge, la vie devient une chose étrange : on se souvient de ce que l’on aurait aimé accomplir, de celui qu’on aurait aimé devenir. Gabriel Poussin, lui, a quarante-neuf ans, onze mois et trente jours. Entre fiasco professionnel, routine de couple et sentiment d’échec général, il décide du jour au lendemain de tout plaquer.

[Cette critique a été rédigée par Tilly, auteur du blogue de Tilly que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Excellent titre pour un roman très original, drôle, cynique et attachant. Il n’y a pas tromperie sur la marchandise, ou si peu ! Eric Gilberh nous donne effectivement sa recette pour transformer en aventurier coureur de brousse urbaine, un hippie véléitaire récupéré par la société qui s’aperçoit un beau jour qu’il a cinquante ans. J’ai reconnu et aimé dans son Gabriel Poussin, un descendant de Tartarin de Tarascon encore plus raté et pathétique que le héros naïf et berné de Daudet. Car Eric Gilberh ne ménage pas son personnage…

« La fumée qui gronde », de Philippe Zaouati

La fumée qui gronde

> Le livre : La fumée qui gronde de Philippe Zaouati, arHsens éditions, 208 pages, 17 €.

> Le pitch : Que se passe-t-il dans la tête d un golden boy porté au pinacle pendant deux décennies, considéré comme l’exemple même de la réussite sociale, et que l’on accuse soudain de tous les maux jusqu’à se réjouir de sa chute ? Que reste-t-il à un homme qui a construit son existence sur la domination, l’argent, l’apparence, et qui se retrouve du jour au lendemain humilié, jeté à la porte devant les caméras de télévision avec une boîte en carton dans les bras ? Face à la débâcle de sa vie, Emmanuel est contraint de se poser des questions qui ne l’ont jamais effleuré auparavant. Il se surprend à mesurer le prix de ses sacrifices et de ses renoncements.

[Cette critique a été rédigée par TrepanBouB, dont nous vous invitons à découvrir le profil sur Babelio]

 

> La fumée qui gronde est le premier roman de Philippe Zaouati, publié chez arHsens édiTions.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un point sur cet auteur pas comme les autres est nécessaire. Cadre dirigeant d’une grande banque française, c’est d’abord un passionné d’économie et de finance. Il a par ailleurs déjà publié deux ouvrages plus techniques parlant de gestion et d’investissement. Mais c’est aussi un passionné d’écriture depuis sa plus tendre enfance, et il vient enfin de franchir le pas avec ce roman.

La fumée qui gronde est un savant mélange de fiction et de crise financière malheureusement bien réelle.

« Brindezingue », de Patrick Corrand

Brindezingue

> Le livre : Brindezingue de Patrick Corrand, arHsens éditions, 240 pages, 18 €.

> Le pitch : Jugé « trop turbulent, trop nerveux, désordonné, instable, insupportable, épouvantable », Gaspard, 15 ans, est expédié par ses parents, sur les conseils avisés d’une assistante plus vacharde que sociale, dans une institution tenue par des ecclésiastiques où humiliations et châtiments corporels tiennent lieu d’éducation. Après s’être mutiné contre cette autorité, le jeune garçon s’isole dans un monde imaginaire de piraterie, de rencontres extraordinaires, de vagabondages à travers le monde.

[Cette critique a été rédigée par Caro, auteur du blog de Caro que nous vous invitons à découvrir]

 

> L’intrigue :

Années 60. Gaspard est un ado paresseux, turbulent, vif, qui ne fait rien de ses journées aux dires de ses parents. Après une ultime bêtise, ils décident de l’envoyer dans une maison de correction en Normandie.

L’établissement est tenu par des religieux et des anciens militaires qui ont fait l’Algérie. Il règne une discipline de fer et il n’est pas rare que les coups pleuvent.

« Village nègre », d’Olivier Chavanon

Village nègre

> Le livre : Village nègre d’Olivier Chavanon, arHsens éditions, 168 pages, 16 €.

> Le pitch : Une époque sans âge, une ville insaisissable, un fleuve limoneux et froid… Dans ce monde noir et oppressant, sur lequel plane l’ombre de services judiciaires omniprésents, Martin Vilano s’efforce tant bien que mal de ne pas sombrer inexorablement. À l écart de l’agitation grouillante du centre-ville, il se calfeutre dans un quartier en friche voisin du Village nègre, un ghetto d immigrés en butte au rejet et à la haine. Mais quand on fait « profession de solitude », lorsqu’un cadavre fait surface et que quelqu’un frappe à la porte, cela ne peut pas être un simple voisin…

[Cette critique a été rédigée par Pierre Faverolle, auteur du blog Black Novel que nous vous invitons à découvrir]

 

> C’est toujours un plaisir de faire une petite place à de jeunes auteurs publiés par de petites maisons d’édition. Concernant Village nègre, le résultat est d’une part original, et d’autre part surprenant.

Le lieu et l’époque ne sont pas définis dans ce roman. Tout juste sait on qu’il s’agit d’une ville au bord du fleuve, qu’en centre ville habitent les riches, en périphérie les pauvres et de l’autre coté réside le village nègre. Le village nègre est un genre de bidonville où sont parqués les illégaux, en clair les étrangers sans papier. C’est l’hiver, et il est rigoureux.