Category Archives: Temoignage

« Entre tes mains », de Raoul Tubiana

Entre tes mains

> Le livre: Entre tes mains : Un chirurgien traverse le siècle, de Raoul Tubiana, France Empire, 281 pages, 22 €.

> Présentation : La vie de Raoul Tubiana c’est l’essor de la chirurgie de la main, à laquelle il a tant contribué. Les désordres du siècle ont transformé une profession en destin, pour le petit garçon né dans les senteurs de la terre algérienne, tôt frappé par la disparition d’un frère et d’une mère, qui le rendront encore plus apte à comprendre la douleur physique et morale d’autrui.

[Cette critique a été rédigée par vhs auteur du blog Dans le monde de vhs que nous vous invitons à découvrir.]

 

>Cette autobiographie se lit comme on écoute un vieux parent qui se raconte. Ce n’est pas désagréable, cela a la saveur d’une légère nostalgie, ce peut paraître quelque fois un peu décousu… Bref, on n’est pas dans du romanesque.

« Au rythme du silence : comment j’ai conquis le monde dans l’entendre », de Sarah Neef

Au rythme du silence

> Le livre : Au rythme du silence : Comment j’ai conquis le monde sans l’entendre, de  Sarah Neef, Editions Favre/ Les trois orangers, 231 pages, 18.25 €.

> Présentation : Sarah Neef est sourde mais elle parle quatre langues étrangères. Elle n’entend pas la musique mais perçoit les sons et est devenue danseuse. Diplômée en psychologie, elle a travaillé en entreprise avant de créer son propre cabinet et donne ponctuellement des conférences. Depuis sa naissance, elle connaît un destin que bien des entendants n’auraient pas osé imaginer. Dans ce livre impressionnant, elle raconte comment à force de volonté, de discipline et de persévérance, et portée par une extraordinaire énergie, elle est parvenue à faire sa place – et quelle place ! – dans le monde des entendants.

[Cette critique a été rédigée par Myrtille auteur du blogue Le Cottage de Myrtille que nous vous invitons à découvrir.]

 

> L’extraordinaire parcours de Sarah Neef lui a valu de faire l’objet d’un documentaire télévisé ; assaillie de questions sur la manière dont elle a pu surmonter son handicap et vaincre les obstacles liés à la surdité, elle décide à l’âge de vingt-sept ans de rédiger son autobiographie pour retracer son itinéraire. Elle ne prétend pas s’ériger en modèle mais se fixe pour objectif de « faire passer l’idée que ce n’est pas parce que l’on souffre d’une déficience ou d’un handicap qu’il faut abandonner dès les premières tentatives infructueuses, mais qu’au contraire il faut constamment réessayer ».

« Carnet de vie », de Gaëlle Moreau

Carnet de vie

> Le livre : Carnet de vie, de Gaëlle Moreau, Société des Ecrivains, 253 pages, 19,00€, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation: Après la mort de son père, Gaëlle Moreau décide de lui écrire pour lui rendre compte de sa vie et de ses sentiments. Commence ainsi la rédaction de son journal intime. Elle aime voir le monde et accomplit ses rêves : l’Himalaya, le Népal, l’Islande, le Maroc… Nous la suivons dans tous ses périples, où elle déploie une sensibilité singulière. Mais son don d’observation s’applique aussi en France, dans sa vie quotidienne. À travers les pages, elle entraîne son lecteur, entre le rire et les larmes, le fait de grandir, d’aimer, de souffrir, de se transformer petit à petit, sous les yeux de son père défunt.

[Cette critique a été rédigée par manU, auteur du blog Bouquins de poches en poches que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Voilà un livre qui ne peut pas laisser indifférent ! Un bel objet déjà, qu’on a envie de prendre en main, de tenir, de caresser, de chérir. Mais le plus important n’est pas là. Le plus important, le plus intéressant, le plus interpellant est dans son contenu. La décroissance, vous connaissez ? Sans doute. Moi, je ne connaissais pas, je ne connaissais même pas le terme je crois. Mais nous y reviendrons.

« Une vie sans gluten », de Delphine de Turckheim

Une vie sans gluten

> Le livre : Une vie sans gluten, de Delphine de Turckheim, Tchou éditions, 137 pages, 15,50 €.

> Présentation : Ce récit vibrant d’une jeune femme qui se bat au quotidien contre la maladie coeliaque, apporte un message d’espoir et des réponses concrètes aux malades comme à leur famille pour accomplir le geste le plus simple au monde, mais incontournable et vital : s’alimenter. La preuve que l’on peut vivre presque normalement avec cette lourde pathologie. Une énergie à toute épreuve et un bel exemple de courage, un baume au coeur de tous ceux que la maladie entrave dans leur vie de chaque jour.

[Cette critique a été rédigée par Renée Gaivort, auteur du blog reneesens que nous vous invitons à découvrir.]

 

> C’est un témoignage poignant et qui donne matière à réflexion que nous livre ici Delphine de Turckheim (que je ne connaissais pas du tout avant). Elle est atteinte d’une maladie méconnue : la maladie cœliaque, c’est-à-dire qu’elle ne peut absolument pas manger de gluten. Pas même une miette.

« Bonne chance au Canada », de Alain Bourrut-Lacouture

Bonne chance au Canada

> Le livre: Bonne chance au Canada, de Alain Bourrut-Lacouture, Publibook, 218pages , 19,27 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation: Alain Bourrut-Lacouture nous livre le journal de son exil au Canada, qui a eu lieu dans les années 50. L’auteur était alors un jeune homme qui avait soif de voyages, de découvertes et que rien ne retenait sur sa terre natale, en France. Afin de pouvoir poursuivre son périple, il devait subvenir à ses besoins et donc gagner un tant soit peu sa vie : il va donc de job en job, d’expérience en expérience et de rencontre en rencontre…

[Cette critique a été rédigée par Anna, de La Librairie d'Anna que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Le jeune âge de l’auteur explique très certainement le style très enlevé, enthousiaste, voire fougueux qui transparaît à travers ses pages de journal. En fait de journal, il s’agit d’ailleurs en grande partie de lettres que l’auteur a écrit à ses proches afin de les informer de ses « aventures ».

« Dieu, mes potes en ciel et moi », de Marie Eve Thobie

Dieu, mes potes en ciel et moi

> Le livre : Dieu, Mes Potes en Ciel et Moi, de Marie Eve Thobie,  Editions Baudelaire, 156 pages, 17 €.

> Présentation : « Et si toutes ces rencontres n’étaient pas le fait du hasard ? Et si ma petite voix intérieure n’était pas que le fruit de mon imagination débordante ? » Ces questions, je me les suis posées fort longtemps. Fille de la grande bourgeoisie parisienne, née sous une bonne Étoile, près de l’Arc de triomphe, élevée entre des parents catholiques et une grand-mère férue de spiritisme, très vite « l’invisible » s’est immiscé dans ma vie par l’écriture automatique. Par ailleurs, avec un prénom aussi prédestiné que le mien, Marie Eve, je me devais de sauver le monde. Alors j’ai foncé… Lors de ce long et turbulent voyage vers moi-même, Marie m’a protégée bien souvent, quant à Eve, elle en a profité pour n’en faire qu’à sa tête et faire de moi une femme libérée. Je les ai tous croisés ; Jésus, Marie, Mickey, Anne Franck et bien d’autres. Gandhi lui-même marchant sur les eaux du Lot m’est apparu.

[Cette critique a été rédigée par Nanieblue, auteur du blog : Quand Nanie Lit que nous vous invitons à découvrir.]

 

> “Etre medium n’est pas une religion. C’est un état de fait. Nous sommes en contact avec le monde de l’invisible…” Marie Eve Thobie est une médium, qui papote avec les morts. C’est une manière très simpliste de résumer ce livre, mais je trouve qu’il s’accorde parfaitement avec le ton donné. L’auteure nous fait partager son expérience d’écriture automatique et ses correspondances avec l’au-delà. C’est très troublant, et pour une personne comme moi qui suis facilement impressionnable, ce sujet me mettait mal à l’aise, sachant qu’il était réel.

« Vol au-dessus d’un viol », de Eliane Corgrhas

Vol au-dessus d’un viol

> Le livre : Vol au-dessus d’un viol, de Eliane Corgrhas, Société des Ecrivains, 35 pages, 11,00 €.

> Présentation : Un soir de déprime, une femme se rend dans un bar pour y noyer ses problèmes maritaux et financiers. Elle y rencontre des hommes, dont un qu’elle connaissait, qu’elle invite chez elle pour un dernier verre. Sur place, l’un finit par partir, l’autre reste… et abuse de la situation en violant cette quinquagénaire. Ceci ne relève malheureusement pas de la fiction ; il s’agit bien au contraire de l’histoire traumatique d’Eliane Corghas, expérience au-delà du concevable, générant des lendemains oppressants, qu’elle relate dans ce témoignage qui met des mots sur l’indicible. L’impression d’être responsable du drame, l’anéantissement intérieur, le sentiment que l’on ne vous croit pas, l’horreur des faits… Ce sont ces multiples facettes du viol que décrit le texte, concis, brut, authentique, d’Eliane Corghas. Un récit qui rompt le silence dans lequel s’enferment souvent les femmes qui connaissent ce crime, qui veut leur faire partager le parcours, difficile mais nécessaire, qui commence avec le dépôt de la plainte… et qui marque certainement, chez l’auteur, un début de reconstruction de soi.

[Cette critique a été rédigée par Yuyine, auteur du blogue Les critiques de Yuyine que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Extrêmement court mais terriblement troublant. J’ai choisi de lire ce témoignage de viol, d’une part parce que c’est un sujet rarement évoqué par les victimes elles-mêmes à travers des livres et d’autre part, parce que son tout petit nombre de pages m’intriguait.

« Un rêve persévérant », de Gilles Cohen

Un rêve persévérant

> Le livre : Un rêve persévérant, de Gilles Cohen, Société des écrivains, 254 pages, 20 €.

> Présentation: Brigitta, 16 ans rencontre Gille, 30 ans. en 1964, à New York. Elle est allemande, en colonie. Harcelée par une bande de dragueurs , il la protège. Mais quand il veut rentrer à pied chez lui… Les taxis sont en grève. Elle l’ héberge  dans sa chambre. Malgré l’échange d’adresse, les chances de se croiser de nouveau sont faibles. Et pourtant, une autre rencontre à lieu le lendemain et 2 jours plus tard…. De retour à Paris, Gilles reçoit une première lettre. Pendant 6 ans il va en recevoir une quasi quotidiennement. Les 2 amoureux vont se revoir… Moments à deux « volés », car Gilles est marié et a des enfants.

[Cette critique a été rédigée par titoulematou du blog lireetrelire que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Autant être franche, je n’ai pas été au bout de ce livre. Cette correspondance réaliste sur le thème de l’amour m’attirait. Je pensais assister à l’approfondissement des sentiments de la jeune fille en question.

« Je rends grâce », d’Agnès Cornier

Je rends grâce

> Le livre : Je rends grâce, d’Agnès Cornier, Société des écrivains, 58 pages, 11,00 €.

> Présentation : Dans un style incisif et toujours à fleur de peau, Agnès Cornier livre un texte coup-de-poing qui prend la forme d’un témoignage, d’un héritage, au fil des pages. Son histoire est celle, poignante, d’une mère courageuse et aimante, également l’histoire d’une femme délaissée par son mari, mais à la personnalité bien trempée et dont la droiture impressionne. Un bel exemple de courage et d’indépendance.

[Cette critique a été rédigée par MissG, auteur du blog Le monde de MissG que nous vous invitons à découvrir.]

 

> « Je rends grâce. », tel est le mantra de la narratrice de ce récit d’Agnès Cornier qui donne également son titre au livre. A travers ce court récit, la narratrice revient, à l’occasion de l’entrée de son fils à l’école Polytechnique, sur les passages clés de sa vie, sur les drames qui l’ont jalonnée.

« Luc et sa drôle de guerre », de Marc Drouot

Luc et sa drôle de guerre

> Le livre: Luc et sa drôle de guerre, de  Marc Drouot, Editions du Panthéon, 157 pages, 14 €.

> Présentation: Luc et sa drôle de guerre » réunit les souvenirs d’un jeune garçon dont l’adolescence a été marquée par la guerre de 1939-1945 : les rumeurs et les fausses « bonnes » nouvelles qui fleurissent jusqu’en juin 1940, le bombardement de la ville, le désarroi des soldats, l’entrée des Allemands, les appels du maréchal Pétain et du général de Gaulle, la chasse aux Juifs, les difficultés de ravitaillement et les contacts entre citadins et villageois, l’évasion du cousin de Luc, Stalingrad et l’érosion de l’armée allemande, le débarquement des alliés et la vie dans les abris avant la libération de la ville, l’action de la résistance et enfin, le 8 mai 1945, l’heure de la victoire.

[Cette critique a été rédigée par Dahlia, du blog Les lectures de Dahlia que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Encore un nouveau livre qui m’a gentiment été offert par le site des Agents littéraires, et comme toujours, c’est une très bonne découverte. Vous n’êtes pas sans savoir que je suis passionnée par la Seconde Guerre mondiale, j’ai donc sauté sur l’occasion quand Vincent me l’a proposé !