Category Archives: Roman noir

« Manipulation conjugale », d’Isabelle de Chalon

Manipulation conjugale

> Le livre: Manipulation conjugale, d’Isabelle de Chalon, éditions La Taillanderie, 176 pages, 14,50 €.

> Présentation: « Assis par terre au milieu de la pièce, l’homme se tailladait lentement le corps avec un couteau de cuisine. Le souffle suspendu, attentif au sang qui giclait, il vérifiait posément qu’il pouvait aller de plus en plus profondément dans sa destruction ». Cet homme-là était le père de ses enfants. Violaine était entrée, malgré elle, dans le monde de la psychose, sans armes, avec la seule force de son amour et de sa volonté. Ballottée entre révolte, passion, rebondissements et secrets de famille, elle finit par comprendre que durant quinze ans elle n’avait été qu’un objet de manipulation.

[Cette critique est rédigée par  Plume/Plumisa du blog Isabelle-passions que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Ce roman, car il s’agit d’un roman noir, fait entrer le lecteur dans le monde de la folie. Le titre pouvait laisser présager une lecture différente, faisant penser  à une histoire plus classique de femme battue, mais l’étendue de la machination dépasse le cadre du contexte conjugal dans cette histoire-ci.

« Rémoras », de M.I.A

Rémoras

> Le livre: Rémoras, de M.I.A, auto-édition, 418 pages, 19,90 € format papier, 2,68 € format e-book.


> Présentation: Trois anciens membres d’une cellule très spéciale des services de renseignement français décident de reprendre du service après une retraite de huit ans, afin d’échapper au « nettoyage » lancé par leurs anciens employeurs. Dans leur sillage, ils entraîneront un cataclysme mondial qui les dépasse totalement et qui transformera le monde tel que vous le connaissez.
Qui sont vraiment ces trois « repentis » et peuvent-ils combattre le Cercle, ce groupe d’hommes discrets qui semble être aux commandes de la planète ?

[Cette critique a été rédigée par O-litteraires du blog O-litteraires que nous vous invitons à découvrir.]

 

Les auteurs ont choisi l’auto-édition pour leur roman. On peut avoir moins confiance pour les livres auto-édités comme aucune maison édition n’a validé le récit. J’ai vu beaucoup de critiques très enthousiastes qui recommandaient de ne pas prendre en compte ce paramètre et de foncer acheter le bouquin. Je confirme ! Peu importe vos appréhensions, ce livre est digne d’une grande maison d’édition ! C’est impossible de ne pas être bouleversé à cette lecture. Les auteurs pourraient même mettre en place un « satisfait ou remboursé » tellement ce roman coupe le souffle.

« La Route », de Laurent Coos

La Route

> Le livre : La route, de  Laurent Coos, Les éditions La Plume noire, 17, 10 €.

>Présentation : Après avoir écrasé un piéton en état d’ébriété, Stanley Carlsons et sa femme décident de fuir l’État de Californie la veille de son procès. La seule chose qu’ils emporteront avec eux sera la coquette somme de 300.000 dollars, ainsi qu’une vieille Plymouth de collection que Stanley a hérité de son père. Ils prendront la route vers Flagstaff, dans l’Arizona. Là, ils reconstruiront leur vie. Incognito. Mais lorsqu’ils emprunteront la route 66, commencera un long cauchemar. Un ruban d’asphalte sans fin dans un univers parallèle. Et Stanley devra faire face à des fantômes surgissant de son passé.

[Cette critique a été rédigée par Gaëtan, auteur du blog  Gaetan-Mollon que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Un homme écrase un malheureux piéton en état d’ébriété. La veille de son procès, il décide de fuir avec sa femme. Tous les deux empruntent la route 66 et c’est alors qu’ils débarquent dans un univers parallèle où leur descente en enfer commence.

« L’Amant de la bise », de Jean-Pierre Laravoire

L’Amant de la bise

> Le livre. L’amant de la bise, de Jean-Pierre Laravoire, Editions Libre Label, 224 pages, 16,00€.

> Présentation: Printemps 44. Le pays de Gex marche à l’heure allemande, comme beaucoup d’autres régions françaises occupées. Plus, peut-être, car celle-ci  côtoie la frontière suisse.  A deux pas du lac Léman, les habitants ne se laissent pas faire. Des réseaux clandestins de passeurs se sont organisés, risquant le tout pour le tout pour convoyer des familles entières en sécurité, ou bien des pilotes alliés.
Fernand, solide gaillard au caractère bien trempé, a mis ses compétences d’homme habitué aux bois au service de l’Armée Secrète. À la veille du débarquement, le chef du réseau le convoque pour lui confier une mystérieuse pellicule à faire passer en Suisse… Une mission très étrange, et d’apparence bien trop simple. Pour Fernand, cette mission sent le souffre.

[Chronique rédigée par Sia, du blogue Encres & Calames que nous vous invitons à découvrir.]

 

> L’Amant de la bise de Jean-Pierre Laravoire est le résultat d’un projet ambitieux. Dès les premières pages, l’auteur convoque le souvenir des soirées dans le village de ses parents, animées par les récits des anciens. Des récits de guerre, pour la plupart, car elle n’a épargné personne dans les régions frontalières. Aussi se propose-t-il de les faire revivre, afin de perpétuer la mémoire de ces hommes et femmes engagés en faveur de la liberté.

« Chifoumi ! », de Antoine Gouguel

Chifoumi !

>Le livre : Chifoumi !, de Antoine Gouguel, Editions du Frigo, 195 pages, 12,90 €.

> Présentation: Antoine Gouguel, gigolo, homo, séropo, schizo et pseudo héros a non seulement 25 ans mais, pour rendre sa vie encore plus palpitante, en rajoute un peu en décrivant sur son blog, son quotidien de tueur en série sans scrupules.

[Cette critique a été rédigée par manU, auteur du blog Bouquins de poches en poches que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Chifoumi, c’est ce jeu auquel on s’est tous plus ou moins adonné quand on était gamin « Pierre, feuille, ciseaux ! » la pierre bat les ciseaux, les ciseaux battent la feuille, la feuille bat la pierre, etc. Ne me demandez pas pourquoi, je n’ai jamais été personnellement un adepte de ce jeu… C’est en tout cas en partant de ce postulat qu’Antoine Gouguel va mettre au point son chifoumi de la mort. Au hasard de ses pérégrinations aussi bien nocturnes que diurnes d’ailleurs, il va se débarrasser de tout un tas de personnes pour des raisons plus ou moins valables mais toujours avec le but avoué de partager ensuite avec ses fans le récit de ses crimes sur son blog. La façon dont la victime est passée de vie à trépas faisant remporter plus ou moins de points à l’auteur du crime.

« Le Refuge », de Niki Valentine

Le Refuge

> Le livre : Le refuge, de Niki Valentine, MA éditions (collection Pôle noir), 283 pages, 20€.

> Présentation: Susie et Martin décident de célébrer leur dixième anniversaire de mariage en retournant dans les Highlands écossaises où ils avaient passé leur lune de miel. A Fort William, plaidant le besoin d’aventure, Martin insiste pour qu’ils partent en randonnée sur deux jours, malgré le temps pluvieux de novembre. Susie est réticente mais se laisse finalement convaincre. Arrivés au refuge, un violent orage se déchaîne et ils se retrouvent coincés dans cette simple cabane, à des kilomètres de tout et complètement isolés. Leurs innocentes chamailleries dégénèrent en violentes disputes, et Sue commence à sentir qu’ils ne sont pas vraiment seuls – surtout quand une sombre présence semble prendre possession du couple. Sans aucun moyen de s’échapper, Sue et Martin doivent s’efforcer de rester sains d’esprit tandis que l’abri se change rapidement en prison – et que leurs pensées se mettent à devenir meurtrières…

[Cette critique a été rédigée par MyaRosa, auteur du blog MyaBooks que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions MA ainsi que Les Agents littéraires qui m’ont permis de découvrir ce thriller en avant-première. Le Refuge est un huis clos oppressant dans lequel on se plonge à corps perdu. Martin et Susie, la quarantaine passée, sont mariés depuis dix ans et décident de s’offrir une seconde lune de miel. Martin tient à tout prix à emmener sa femme dans un lieu qui l’a marqué étant plus jeune, un refuge perdu au milieu des Highlands entouré d’une tourbière.

« Le revenant de la forêt guyanaise », de Gérard Pince

Le revenant de la forêt guyanaise

> Le livre : Le revenant de la forêt guyanaise, de Gérard Pince, L’Harmattan, 257 pages,  25 €.

> Présentation : Il se passe des choses étranges dans ce département français de Guyane où cohabitent différentes populations. Dans cette société informe, dominée par une administration omnipotente, Vincent voit s’effondrer le monde angélique et bien-pensant auquel il croyait. Comment découvrira-t-il les trames du complot dont il est l’innocente victime ? Comment se vengera-t-il de tous ceux qui ont conspiré à sa perte ?

[Cette critique a été rédigée par Ramettes, auteure du blog  L’atelier de Ramettes que nous vous invitons à découvrir.]

 

 

> Pourquoi avoir choisi ce roman ? Tout d’abord, parce que la Guyane n’est pas souvent le décor des romans. Bien sûr, tout le monde a en tête les bagnes de Cayenne et des îles du Salut, mais dans la littérature contemporaine la Guyane a dû mal à trouver sa place. Vous pourrez toujours me citer des romanciers guyanais, mais les Antilles toutes proches leur volent la vedette.

Ensuite, le sous-titre « Roman déconseillé aux personnes politiquement correctes », titille la curiosité. J’avais entendu certaines anecdotes (réelles) qui m’ont fait penser à certains épisodes relatés. Je n’ai donc pas était surprise par la plupart des sujets abordés, même si l’auteur les pousse à leur paroxysme.

Enfin, car je n’avais jamais lu de romans des Editions de l’Harmattan. Livre agréable à tenir et à lire.

J’ai bien aimé les intrigues. On débute avec une situation de départ simple : une femme veut se débarrasser d’un mari gênant et engage un tueur à gages. Puis, petit à petit, ce fait qui semble évident fait penser à l’arbre qui cache la forêt. Quand on connaît géographiquement la forêt amazonienne, on se dit que calz va être particulièrement obscur.

De petits regrets, toutefois. On ne perçoit pas assez la moiteur qui joue un rôle dans l’histoire. L’intrigue se déroule pendant le carnaval et l’auteur y fait à peine deux petites allusions. Pourtant, d’après ce que j’en ai entendu dire, ses deux faits influencent psychologiquement les mœurs et humeurs des habitants.

Une petite chose m’a fait tiquer, il manque quelques vilaines bêtes dans le paysage : caïmans, anacondas, mygales, piranhas etc. mais peut-être que j’en demande trop ! On a quand même un grage, c’es-à-dire un crabe des mangroves…

L’auteur fait bien sentir qu les différentes populations cohabitent sans véritable métissage. Gérard Pince égratigne plusieurs communautés sans préférence. Parfois, de manière caricaturale, ce que la fiction permet,  mais avec un grand fond de vérité. J’ai bien peur que ce roman n’est pas bonne presse en Guyane, et chez les Guyanais expatriés. La situation géopolitique de ce département  d’outre-mer est propice a des aberrations qui dépassent la fiction. L’auteur établit des liens avec l’Afrique auxquels, de prime abord, je n’aurais pas pensé, mais qui, après réflexion, paraissent plausibles.

Dans sa préface, Georges Clément dit : « la structure de l’histoire est simple qui refait un homme en sept jours quand Dieu dans le même temps, créa le Monde. Gérard Pince eut-il la tentation ou la conscience du parallèle ? » Je ne sais pas, mais certaines discussions avec le vicaire donne à penser que l’auteur joue avec son personnage comme un Dieu avec des marionnettes.

Je  me rends compte que je n’ai pas parlé de la vaste palette de personnages qui jalonnent cette histoire. Ils sont tous haut en couleur et l’auteur a privilégié la partie psychologique des protagonistes, ainsi que les relations entre la fonction sociale et leurs comportements.

Vous l’aurez compris, j’ai bien apprécié ce roman qui met en évidence des dysfonctionnements, comme peuvent le faire les polars et romans noirs. La chute, ou plutôt les chutes, sont assez brutales ! Merci à l’auteur ce dépaysement.

 

> Extraits :

«[…] Quand je pense que certains s’étonnent que l’Afrique ne se développe pas !

- Je suppose que nos coopérants y sont pour quelque chose ?

- Nos coopérants ! Mais ce sont eux qui ont inventé tous ces machins socialistes après la dépendance. Ils ont contribué à la ruine de l’Afrique. Dans ce registre, il faut faire place à part aux agronomes. Partout où ils sont passés, l’herbe n’est jamais repoussée ! » (p.116)

« Resté seul, Bonnard explosa de rage. La rebuffade du préfet, la corruption des syndicats, et lâchage de son siège venaient de faire déborder le vase. Toute sa vie, il avait dissimulé ses sentiments ou ses idées afin de ne pas compromettre sa carrière. A présent, il pouvait sortir de sa réserve et prendre les mesures que sa conscience professionnelle lui dictait. Il ne risquait plus rien puisqu’il avait déjà décidé de prendre sa retraite. En guise de cadeau d’adieu, il allait donner un grand coup de pied dans toute cette fourmilière !

Les  deux inspecteurs de la commission bancaire entrèrent dans le bureau. Le premier personnage, un grand brun au visage maigre, en costume noir et cravate, affichait une suffisance insupportable. Sa collègue un peu plus jeune, portait une jupe et un cardigan. Elle écrivait sur de grandes feuilles jaunâtres utilisées dans les cabinets d’audit, et qui représentaient à ses yeux le symbole de sa compétence. Tous les deux provenaient de bonnes écoles de commerce et s’imaginaient incarner la rigueur et l’intégrité de leur génération face aux turpitudes et aux compromis des anciens. Bonnard devinait aisément que ces jeunots le percevaient comme un vieux crabe qu’il fallait démolir afin de libérer la place pour les copains ou copines ! » (p.116)*

 

>Et s’il fallait mettre une note, ce serait :



« L’arcane sans nom », de Pierre Bordage

L’Arcane Sans Nom

> Le livre : L’arcane sans nom, de Pierre Bordage,  Editions La Brances, 222 pages, 15 €.

> Présentation: Provisoirement réfugié à Paris, un jeune déserteur de l’armée régulière afghane tente de passer en Grande-Bretagne. Pour ce faire, il accepte d’assassiner une parfaite inconnue mais renonce au dernier moment à sa « mission. » S’ensuit une traque haletante dans Paris, parmi une faune étrange où se mêlent squatters satanistes, mendiants roms et hommes de pouvoir flanqués de gardes du corps haineux… Notre héros verra-t-il un jour les blanches falaises de Douvres ? …

[Cette Critique a été rédigée par Woland sur le blog  Les Manuscrits ne Brûlent Pas que nous vous invitons à découvrir]

 

> L’impression d’ensemble est mitigée pour ce court roman qu’on peut définir à cheval entre le roman d’aventures et le roman noir à la française.

« Les amitiés silencieuses – Le fou », de Claude Lustier

Les amitiés silencieuses

> Le livre: Les Amitiés silencieuses – Le Fou (tome 1), de Claude Lustier,  The Book Edition, 529 pages , 6,16 € en téléchargement, 16,20 € en format papier.

> Présentation: Les Amitiés silencieuses un café-théâtre situé à Montmartre. Signes particuliers: il est interdit aux consommateurs, au public de communiquer oralement. Mais quand Laura pousse les portes pour y rejoindre un ami, elle est loin d’imaginer que sa vie va basculer dans l’horreur. Des personnages ambigus, truculents, souvent complexes, victimes ou acteurs plus ou moins consentants du projet « Atlantide », une redoutable machine de guerre développée au cœur de la Guadeloupe par les nazis peu de temps avant leur déroute et destinée à maîtriser les phénomènes météorologiques. Le premier tome, intitulé Le fou, débute comme une saga familiale à l’aube du 20ème siècle, dans un village du Devonshire et s’achève à Paris au début du nouveau millénaire.

[Cette critique a été rédigée par Diana Toumi, auteur du blog Dianatoumi que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Ce qui interpelle au départ dans ce roman, c’est l’évocation du titre en quatrième de couverture : « Les Amitiés silencieuses est un café-théâtre situé à Montmartre. Signes particuliers : il est interdit aux consommateurs, au public de communiquer oralement.»

L’idée d’empêcher délibérément les gens de s’exprimer à voix haute a de quoi séduire, elle suppose en effet un je-ne-sais-quoi d’absurde, d’ubuesque ; en réalité, si les clients ne parlent pas aux tables des Amitiés silencieuses, c’est parce que c’est un café-théâtre fréquenté par des personnes souffrant de surdité. Et, d’ailleurs faisant fi de cette « interdiction » promise au lecteur, certains des personnages principaux s’y expriment oralement… sans scrupule !

Livre audio – « Misery », de Stephen King

Misery

> Le livre : Misery, de Stephen King, lu par Paul Barge (2 CD MP3),  éditions Thélème , 25 €.

> Présentation : Paul Sheldon est l’auteur à succès des aventures de Misery Chastain, héroïne romantique, qu’il finit par faire mourir dans son dernier roman. Au cours d’un voyage, il est victime d’un accident de voiture, et se réveille chez Annie Wilkes, ancienne infirmière, qui s’occupe de lui avec dévouement. Elle se révèle si passionnément obsédée par Misery, qu’elle refuse sa mort, et oblige Paul Sheldon à écrire une suite… sous peine de châtiments et de tortures cauchemardesques !

[Cette critique a été rédigée par Mya Rosa, auteur du blog Mya Books que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Il y a quelques temps, j’ai eu l’opportunité de choisir un titre des éditions Thélème. Lorsque j’ai vu que plusieurs titres de Stephen King étaient proposés, je n’ai pas hésité à choisir Misery que je souhaitais découvrir depuis longtemps. Je précise que je suis vraiment novice dans ce domaine. J‘ai toujours aimé écouter des histoires, j’ai d’ailleurs plusieurs CD de contes et d’histoires pour enfants mais je n’ai jamais écouté un roman, ce fut donc une grande première qui explique certainement les difficultés rencontrées.