Category Archives: Roman graphique

« Conte de la rivière », de Sarah Masson

Conte de la rivière

> Le livre : Conte de la rivière, de Sarah Masson, La boîte à bulles, collection champ livre, 16 €.

> Présentation : Émile, grand chef, a choisi de prendre sa retraite pour s’adonner aux activités qui lui tiennent vraiment à cœur : culture potagère, parties de pêche entre amis et surtout recherches culinaires sans contraintes. A travers la (non-)histoire de pêche d’un « esox lucius », un fabuleux brochet d’au moins 1 mètre et pesant 15kg, Conte de la rivière révèle différentes manières d’envisager la création et le rapport au monde, au travers de ses trois principaux protagonistes, en mêlant ambiances délicates et personnages délicieusement ciselés.

[Cette critique a été rédigée par Tilly, auteur du blogue de tilly, dont vous pouvez découvrir le portrait, et plusieurs critiques sur ce site.]

 

> Ce que ne disent ni le titre, ni le pitch, c’est le principal : Conte de la rivière est un livre dessiné, enfin je ne sais pas si c’est comme cela que l’on dit car je n’ai pas l’habitude. Je n’ai pas lu beaucoup de bandes dessinées, mais je suis sûre que ce n’en est pas une. J’ai lu jadis des livres illustrés, mais ce n’en est pas un non plus.

C’est plutôt une fresque picturale poétique mise en pages et en chapitres :

« Un amour simple », de Bernard Grandjean

Un amour simple

> Le livre : Un Amour Simple de Bernard Grandjean, La Boîte à Bulles, 256 pages, 18 €.

> Le pitch : Au centre d’hébergement des Acacias, une poignée d’éducateurs accompagne chaque jour le quotidien d’une cinquantaine d’handicapés mentaux. C’est dans ce centre que Nono et Lucy ont découvert qu’ils s’aimaient. Et si leurs journées continuent d’être rythmées par les prises de médicaments et par un travail de manutentionnaire en CAT, désormais, ils sont deux. Un jour, Lucy vole un livre sur les océans et mers de France dans un hypermarché. Conquis à l’avance par des paysages comme ils n’en ont jamais vu, ils décident d’entreprendre le voyage de leur vie…

[Cette critique a été rédigée par Fée Bourbonnaise, auteur du blog Tout à fée… Bourbonnaise ! que nous vous invitions à découvrir. A lire également : le portrait que nous lui avons consacré récemment sur ce site]

 

> Rares sont les livres ou films qui traitent aussi bien de la « différence ». Parce qu’il est facile de pousser à l’exagération pour attirer la sympathie du lecteur et lui tirer quelques larmes ou pitié. Ici, l’auteur a su rester humble et avec une certaine neutralité.

Dans cette bande dessinée au cœur d’un foyer d’accueil pour personnes handicapées mentales, Bernard Grandjean nous montre qu’on peut être déficient et, comme n’importe qui, éprouver des sentiments amoureux.

« Les Mohamed », de Jérôme Ruillier

Les Mohamed

> Le livre : Les Mohamed de Jérôme Ruillier, d’après le livre Mémoires d’immigrés de Yamina Benguigui, éditions Sarbacane, 285 pages, 25 €.

> Le pitch : Dans ce roman graphique sensible et original, Jérôme Ruillier porte un regard d’auteur courageux sur l’histoire de l’immigration maghrébine, à travers les témoignages poignants (en trois parties : les pères, les mères, les enfants), recueillis à l’origine par Yamina Benguigui. Il n’hésite pas à se mettre en scène avec ses propres doutes et interrogations…

[Cette critique a été rédigée par Lili Galipette, auteur du blog Lililectrice, que nous vous invitons à découvrir]

 

> Après avoir lu le roman de Yamina Benguigui, Jérôme Ruillier a décidé de l’illustrer. Son œuvre se déploie sur trois parties qui donnent successivement la parole aux pères, aux mères et aux enfants.

Les pères – Ils sont les premiers à avoir quitté le Maghreb et franchi la Méditerranée. Célibataires ou séparés de leurs familles, ils s’entassent dans des foyers Sonacotra. Ils ont pour nom Khémaïs, Abdel ou Ahmed, mais en France, tout le monde les appelle Mohamed.