Category Archives: Essai

« Drogues store », de Arnaud Aubron

Drogues store

> Le livre : Drogues Store : Dictionnaire rock, historique et politique des drogues, de Arnaud Aubron, Editions Don Quichotte, 400 pages, 19.90 €.

> Présentation : Qui sait que la noix de muscade est un hallucinogène puissant ? Que les services secrets américains ont trempé dans le deal d’héroïne pour financer leur guerre secrète au Vietnam ? Que Steve Jobs fut un grand amateur de pétards et d’acide ? Que l’État français a vendu de l’opium dans ses colonies pendant des décennies ? Que certains Indiens se shootent à la morsure de serpent ? Cannabis, alcool, cocaïne, caféine, tranquillisants… Les drogues font partie de notre quotidien, qu’il s’agisse de nous divertir, de nous abrutir ou de nous guérir. Pourtant, notre connaissance en la matière est proche du néant. La drogue reste un tabou et le silence qui entoure sa consommation encourage clichés et préjugés. Qu’est-ce qu’une drogue ? Qu’est-ce qui différencie une drogue illicite d’une drogue licite ? Pourquoi se drogue-t-on ? Autant de questions auxquelles s’attaque sans angélisme ni catastrophisme ce dictionnaire à la fois drôle et érudit, mêlant petites et grandes histoires.

[Cette critique a été rédigée par Petite Fleur, auteur du blogue Nourritures terrestres et nourritures spirituelles que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Classées par ordre alphabétique, chaque entrée propose un focus sur des plantes, des procédés, des lieux ou des personnes, tous liés au monde de la drogue, au sens large. Bienvenue dans la planète drogue ! Au fur et à mesure d’anecdotes, on apprend le rôle du trafic de drogues dans certains conflits militaires, la position ambiguë de certains candidats à l’élection présidentielle (voir François Hollande).

« La Symbolique du regard – regardants et regardés dans la poésie antillaise d’expression française », de Eric Mansfield

La Symbolique du regard

> Le livre : La Symbolique du regard – regardants et regardés dans la poésie antillaise d’expression française, de Eric Mansfield, Editions Publibook Université , 630 pages, 42 €.

> Présentation: Le regard, élément constitutif de l’appréhension du moi, et donc de la connaissance de notre propre personne, mais aussi lien vers l’extérieur, de représentation du monde, est étudié sous la lumière de la poétique. Une poétique qui a ici ses propres bornes. Spatiales tout d’abord, avec une limite aux territoires de la Martinique, Guadeloupe et Guyane, mais aussi temporelle avec une amplitude de trente-sept années entre 1945 et 1982. L’auteur tend à mettre en relation la vie des auteurs avec leurs œuvres, les thématiques mises en scène et les méthodes utilisées pour venir à leurs fins.

[Cette critique a été rédigée par Grégoire Prat, professeur de lettres et auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Corto Maltese et ses crimes, Hugo Pratt en verve et Rousseau en verve publiés aux éditions Horay]


> À première vue le livre d’Eric Mansfield peut impressionner le lecteur avec ses 630 pages, ses références bibliographiques, ses notes de bas de page et tout son apparat critique : pas d’erreur c’est bien une thèse que l’on tient entre ses mains. Et pourtant nulle raison d’avoir peur, ce livre n’est pas réservé qu’aux spécialistes, bien au contraire : il s’adresse à tous ceux qui aiment la poésie, à tous ceux pour qui la danse des mots, des sons et des images est un besoin vital !

« Ces îles qui pourraient disparaître », de Virginie Duvat et Alexandre Magnan

Ces îles qui pourraient disparaître

> Le livre : Ces îles qui pourraient disparaître, de Virginie Duvat et Alexandre Magnan, éditions Le Pommier, 192 pages, 21 €.

> Présentation : Environ 4 millions de personnes vivent aujourd’hui dans une île tropicale de moins de 1 km2 et d’au mieux 3 mètres d’altitude, soit dans une petite île corallienne. Voilà qui pose à l’évidence et de manière cruciale la question du devenir de certaines populations dans le contexte du changement climatique, car l’élévation rapide du niveau de la mer qui se produira d’ici à la fin de ce siècle pourrait tout simplement submerger ces territoires. Cependant, si la communauté scientifique est relativement pessimiste, il n’en demeure pas moins que le scénario de la disparition pure et simple de l’ensemble de ces îles est très réducteur.

[Cette critique a été rédigée par Philippe Hugot auteur du blog baz art que nous vous invitons à découvrir]

 

> Ces iles qui pourraient disparaître est un ouvrage pédagogique, mais ô combien instructif, que j’ai pu lire grâce au site les agents littéraires.

« Les Neufs Piliers de la sagesse », de Jean-Pierre Maurice

Les Neufs Piliers de la sagesse

> Le livre: Les neufs piliers de la sagesse , de Jean-Pierre Maurice, Société des écrivains, 88 pages, 8,90€, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation: Être un peu plus sage, savoir ce que l’on veut de la vie et l’obtenir pour toucher le bonheur : ces aspirations communes et légitimes demeurent bien souvent irréalisées. D’Épicure à Abraham Lincoln, de Socrate à Aimé Césaire, redécouvrez donc ces paroles qui ont le pouvoir de vous transformer, de redéfinir votre posture face au monde.

[Cette critique a été rédigée par Jenny Georges: Profil Babelio que nous vous invitons à découvrir.]

 

>Le titre de ce livre fait peur. On a l’impression que l’on va entrer dans le monde obscur de la philosophie, mais non. Au contraire : il est léger.

« Les marchands de doute », de Naomi Oreskes et Erik M. Conwy

Les marchands de doute

> Le livre: Les marchands de doute, de Naomi Oreskes et Erik M. Conwy, traduction de Jacques Treiner, éditions Le Pommier, 528 pages, 29 €.

> Présentation : Remarquablement documenté, cet ouvrage décrypte la stratégie qui a été mise en  place, en Amérique du Nord, pour semer le doute, dans le grand public et  parmi les élus, dès lors qu une réglementation environnementale était  envisagée. Écrit comme une enquête, ce livre témoigne de l importance des faits scientifiques dans le débat public, et conduit à une réflexion  profonde sur la vulnérabilité de notre société face aux « marchants de doute ».

[Cette critique a été rédigée par Dan29000, auteur du blog danactu-resistance que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Une enquête vraiment incroyable sur plusieurs lobbies industriels ayant mis en place une formidable machine à désinformer afin d’éviter toute réglementation de santé qui pourrait nuire à leurs bénéfices.

« Traiter du religieux à l’université », de Pierre Gisel

Traiter du religieux à l’université

> Le livre :  Traiter du Religieux a l’Université,  de Pierre Gisel, éditions Antipodes, 174 pages, 21 €.

> Présentation :  Traiter du religieux à l’Université ; le gérer en société contemporaine : deux registres différents, mais mêmes changements, et mêmes difficultés. Cet ouvrage raconte, pris sur le vif, des événements qui ont durement occupé l’Université de Lausanne. Il tente d’y saisir des déplacements et d’en expliciter des enjeux, et ouvre ainsi plus largement, le débat sur l’enseignement du religieux à l’Université.

 

> Cette critique a été rédigée par Arribat, auteur du site Avatarpage et dont vous pouvez retrouver l’ensemble des critiques sur Amazon]

 

> Voilà sans doute un livre parmi les plus éprouvants que que j’ai eus à  lire. Le sujet pourtant me paraissait bien alléchant. Comment concilier en milieu universitaire chrétien l’apprentissage du dogme et de la doctrine religieuse  destinés à former les pasteurs, et enseigner l’histoire des religions dans un cadre scientifique fondé sur la preuve, les faits.

« Dans l’oeil des autres », de Médecins sans frontières

Dans l’œil des autres

> Le livre : Dans l’ oeil des autres, de Médecins sans frontières, éditions Antipodes, 208 pages, 25 €, en vente sur le site de l’éditeur.

> Présentation : Médecins sans frontières ? Un organisme en Arabie Saoudite et financé par une œuvre de charité musulmane ? Une compagnie privée chinoise . Une organisation exigeant le port d’une arme pour pénétrer dans ses structures médicales ?

[Cette critique  a été rédigée par Dan29000, auteur du blog danactu-resistance que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Sans nul doute connaissez-vous MSF (Médecins sans frontières) après quarante ans d’existence. Pourtant il semble que cela n’est pas le cas pour tout le monde partout. Bien au contraire. Partant de ce constant les responsables de MSF Suisse lancèrent une vaste étude afin de mieux comprendre comment l’organisation internationale pouvait être perçue, à la fois dans son travail mais aussi sur le plan de ses principes.

« Facebook et vos enfants », de Jacques Henno

Facebook et vos enfants

> Le livre : Facebook et vos enfants,  de Jacques Henno, Editions Télémaque, 13,50 €.

> Présentation : Voici un guide pratique pour accompagner vos enfants, préadolescents ou ados qui confient grands et petits secrets à Facebook, mais oublient que ce réseau social est avant tout une entreprise commerciale. Vous pouvez les aider à mieux gérer leur réputation sur Internet et le temps qu’ils passent devant leur écran, et surtout, leur apprendre à devenir plus prudents. Répondez avec eux aux questions essentielles qu’il faut à tout prix se poser.

[Cette critique a été rédigée par Myrtille, auteur du blog Le Cottage de Myrtille que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Ce livre propose une mise à plat authentique de l’univers Facebook, présentant ses avantages mais surtout son fonctionnement et les risques inhérents à une telle pratique ; dans les mains d’adolescents qui cherchent à se forger une image de réussite sociale sans forcément protéger leurs données personnelles, leur sensibilité, ni saisir toutes les puissances en jeu dans un réseau d’ampleur mondiale et à vocation avant tout commerciale, Facebook peut se révéler dangereux.

« L’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête », de N’Fassory Bangoura et Philippe Geslin

L’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête

> Le livre: L’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête : Carnets d’un paysan Soussou, de  N’Fassory Bangoura et Philippe Geslin,  Ginkgo Editeur, 143 pages.

> Présentation : Le texte de N’Fassory Bangoura, est un document exceptionnel retraçant deux ans de la vie d’un hameau de Guinée, vue par l’un de ses habitants. Leur auteur, nous livre par une étrange et subtile succession de phrases courtes, de véritables poèmes composés de strophes, rythmées, chantées, qui se disent autant qu’elles se lisent. Il expose ses doutes, ses colères. Il décrit son quotidien, celui de sa famille, des sages, de son village et surtout de « ses Blancs ». Certains jours offrent de petits contes philosophiques, d’autres nous font approcher un monde de famine, d’angoisse, de travail acharné.

[ Cette critique a été rédigée par Lili Galipette, du blog Des galipettes entre les lignes  que nous vous invitons à découvrir]

  

>  Cet ouvrage est composé des carnets de N’Fassory Bangoura et des photographies de Philippe Geslin. Le premier raconte la cuisson du sel et la culture du riz et de l’arachide. Le second fait œuvre d’ethnologue et immortalise des scènes de travail, de vie quotidienne et des visages. Le titre de l’ouvrage est emprunté à un conte soussou. « Nous sommes dans un monde où l’oralité est un support de connaissance, laissant une place timide à l’écriture. » (p. 13) Cette réalité ne fait que renforcer la valeur de ce texte, écrit en soussou. La démarche de N’Fassory Bangoura est inédite et ambitieuse, mais également très humble. Il ne cherche pas la reconnaissance pour lui-même, mais pour la communauté. « Il a envie d’écrire, de raconter son histoire, celle de son village ; réflexivité, modestie des regards, dialogues silencieux, fécondité révélée au terme des lignes accumulées sur trois cahiers d’écolier. » (p. 41)

« Culture, état d’urgence », de Olivier Poivre d’Arvor

Culture, état d’urgence

> Le livre : Culture, état d’urgence de Olivier Poivre d’Arvor, éditions Tchou, 146 pages, 9,95 €

> Présentation: Dans les années trente, en pleine dépression, l’Amérique de Roosevelt invente le New Deal, investit massivement dans la création, et assure ainsi la relance économique en même temps qu’une domination culturelle dont le Vieux Monde fait toujours les frais. Sur fond de crise et de révolution numérique, la France peut-elle encore, tête de pont d’une Europe bien timide, relever le défi, faire le pari de l’investissement et de la croissance et inventer une nouvelle donne culturelle ? Oui, assure Olivier Poivre d’Arvor dès lors que la culture redevient au cœur d’un projet politique, comme François Mitterrand l’a incarné, un véritable choix de civilisation.

[Cette critique a été rédigée par Daniel Fattore auteur du blog Fattorius que nous vous invitons à découvrir.]

 

> Sauver la France par la culture: tel est, de manière très simplifiée, le postulat de départ du livre Culture, état d’urgence d’Olivier Poivre d’Arvor. Directeur de la chaîne de radio France Culture, frère de Patrick Poivre d’Arvor, l’auteur lance, dans ce petit essai sorti aujourd’hui même, quelques idées pour permettre à l’Etat de rendre à la France une certaine place, pour ne pas parler d’une place certaine, au sein du concert des nations. L’idée a pour fondement l’idée d’un « New Deal » à la française.