> Le livre :Café au lait, de Marie-Aude Roy, Société des Ecrivains, 402 pages, 25 €.
> Présentation : Quand Marie épouse Laurent, son tout premier amour, la jeune femme est comblée, mais les doutes l’assaillent rapidement. Quel accueil va lui réserver sa belle-famille, d’une culture différente ? Racisme, intolérance, discrimination, autant d’enjeux que l’on retrouve en filigrane tout au long du récit.
[Cette critique a été rédigée par Libouli, auteur du blog dismoicequetulis que nous vous invitons à découvrir.]
> Le récit commence par une rencontre : une jeune fille et un jeune homme, la jolie île de la Guadeloupe. Un premier amour pour elle. C’est doux comme dans un rêve mais très vite, on comprend que la vie ne sera pas le long fleuve si tranquille que Marie aspire pourtant. Qui est ce Laurent qu’elle va vite (trop vite ?) épouser ? Sa famille est plutôt chaotique : un frère haineux et violent qui semble être le raté de la fratrie, une ancienne petite amie qui ne semble pas très difficile sur le choix de ses partenaires et qui finit par abandonner sa fille (née de son union avec le frère de Laurent) auprès de la grand-mère Marie-France, figure de proue de cette famille et qui dirige en fait tout le monde au doigt et à l’œil (on y reviendra), un beau-père sans doute un peu fatigué de sa femme qui louche ailleurs, etc.
Et la première rencontre de Marie avec sa belle-mère peut raviver certains souvenirs…
Faite-elle réellement des efforts cette femme d’ailleurs quand elle dit :
« - Oui. J’ai été idiote. Mais les inepties que ton frère a prononcées hier m’ont permis de me rendre compte que je ne pouvais pas rejeter ta compagne, sous prétexte qu’elle a la peau blanche. J’ai compris que les a priori étaient aussi inutiles et vains que néfastes, en entendant ton frère énumérer les siens. » (Elle a tendance à critiquer tout le monde, même ces enfants, sauf son chéri Laurent)
Tout le monde trompe tout le monde (presque), même Laurent qui se permet de baiser (on ne doit pas dire faire l’amour dans ce cas-là, non mais) alors que Marie est enceinte (vous apprécierez la délicatesse du mec), et cette dernière ne trouve pas plus de soutien auprès de son mari dans les relations avec la belle-mère tyrannique (mais là aussi ma fille, si ça commence mal dans ce genre de relation, ça se termine très rarement bien aussi !)… C’est bien le fils à sa maman, quoi.
On a envie de crier : cours Marie, cours…
Marie a les ailes coupées et ne tente même pas de courir. La première partie se termine sur son désespoir et heureusement sur une étincelle qui se nomme Ted et qui la convainc de ne pas sauter du pont.
En seconde partie, nous assistons en réalité à la véritable rencontre de Ted le beau steward et de Marie. Sa vie prend alors un tournant pour ne pas dire une cassure. « Enfin ! » dira-t-on ! Avec l’arrivée dans l’histoire de la famille Gordona, et de Stéphane (le fils) dingue amoureux de Marie depuis qu’il l’a croisée lors de son voyage de noces. Marie est sa « petite princesse rose » et toute la famille embarque clandestinement vers la Guadeloupe pour la retrouver. Imaginez un peu la tête de Laurent le jaloux (un autre trait de son caractère : il a vite oublié ce qu’il a fait à sa femme pendant qu’elle était enceinte on dirait), d’autant plus que Ted apparaît également dans leur sillage.
Je ne vous raconterais pas tout en détail, cette partie de l’histoire étant un peu comme dans une pièce de théâtre (vaudeville c’est ça ?)… Les personnes vont se revoir, se rencontrer, se révéler….
Je dirais qu’il y a deux lectures de ce récit : une sur le racisme, bien entendu, mais une seconde aussi sur les relations humaines (quelle que soit la couleur de la peau) :
« Un peu en retrait, elle ne pouvait s’empêcher de les regarder, dévisageant leur étreinte et percevant des sanglots étouffés. « Que c’est beau, la tendresse », songea-t-elle en reniflant un bougainvillée. Soudain, elle s’aperçut que son visage était noyé de larmes. Dieu comme elle enviait Gertrude, dans les bras de cet homme…Marie avait désormais la certitude que sa vie de couple ne lui convenait plus depuis longtemps. Tout était devenu si routinier…Chaque jour, le même programme se répétait. »
La tendresse, effectivement c’est ce qui semble manquer considérablement à cette famille. Mais pas uniquement : quand on n’a pas de cœur (Laurent et Marie-France), rien ne pousse de bon.
Alors, Marie va-t-elle enfin prendre en main son destin ? Ce ne sera pas sans facilité, et sans surprise jusqu’au bout mais, enfin, elle aura réagi.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :
> Qu’avez-vous pensé de cette critique ? Vous a-t-elle donné l’envie de découvrir Café au lait ?
La critique lue sur votre site et concernant votre livre
« café au lait » m’incite à me le procurer.
J’aimerais prendre contact avec vous car, dans un mois, la société des écrivains va sortir mon dernier roman :
« Prélude à la nuit ». Le sujet principal traite d’une organiste qui, par vengeance, est attaquée lors d’une répétition au point d’en perdre la vue. Je souhaiterais le diffuser, le moment venu auprès des non-voyants et désirerais avoir votre avis sur ce projet.(cassettes,C.D.)
Merci d’avance. Bien cordialement. Jean Lheureux
Adresse E-mail : jeanlheureux@hotmail.fr
La critique lue sur votre site et concernant votre livre
« café au lait » m’incite à me le procurer.
J’aimerais prendre contact avec vous car, dans un mois, la société des écrivains va sortir mon dernier roman :
« Prélude à la nuit ». Le sujet principal traite d’une organiste qui, par vengeance, est attaquée lors d’une répétition au point d’en perdre la vue. Je souhaiterais le diffuser, le moment venu auprès des non-voyants et désirerais avoir votre avis sur ce projet.(cassettes,C.D.)
Merci d’avance. Bien cordialement. Jean Lheureux
Adresse E-mail : jeanlheureux@hotmail.fr
Merci, Marie-Aude de répondre à mon dernier courrier
concernant votre roman. Bien cordialement. J.L.