> Le livre : Bonjour copain, de François Ned, TheBookEdition.com, 172 pages, 9,92 €, en vente directement sur le site de l’éditeur.
> Présentation: Un fonctionnaire tombe amoureux d’une belle prostituée albanaise. L’administration s’acharne contre lui et cette histoire finira par avoir raison de lui.
[Cette critique a été rédigée par Noursette, auteur du blog La grotte littéraire de Noursette que nous vous invitons à découvrir.]
> Un tout petit roman, arrivé directement dans ma boîte aux lettres, accompagné d’une gentille lettre de l’auteur. Je vais essayer ici d’être la plus claire possible étant donné que ce livre m’a laissé plusieurs sentiments, mélangés et mitigés.
Ce livre se lit vite, en raison de son format et du nombre de pages. Je l’ai lu en une heure, voulant découvrir, sans être interrompue, son contenu.
L’histoire en elle-même tient très bien la route. La prostituée étrangère qui devient la protégée d’un homme seul et à la vie monotone. On y découvre Julien, trentenaire, fonctionnaire, englué dans une vie sans relief. Un parcours professionnel sans faute. Jusqu’à sa rencontre avec Anna, que je ne détaillerai pas ici, pour ne pas faire perdre au livre sa substance et empêcher la découverte des futurs lecteurs.
Le déclin du fonctionnaire et ses ennuis judiciaires sont amenés sans tergiversation. Les personnages sont peu nombreux et aucune confusion n’est possible, l’auteur ayant été très clair dans ses explications.
François Ned ne se perd pas en conjectures, il est direct, tranchant, rapide. La lecture est fluide, parfois tranchée dans le vif, au vu de la construction des phrases.
J’ai apprécié ma lecture, qui pour moi aurait pu (ou aurait dû) être bien plus longue, détaillée. Très concis, l’auteur m’a un peu frustrée, je l’avoue. Mais j’apprécie vraiment cette découverte.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 




> Bonjour copain est en vente directement sur le site de l’éditeur.
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Le dernier Nothomb non plus n’est pas long, et pourtant…
Je crois que tout dépend du style qu’on entend donner à son roman, et puis aussi de son caractère, et enfin quels auteurs nous ont influencés.
On peut ainsi noircir des pages et les laisser en l’état. On peut ciseler chaque phrase et enlever ce qui parait superflu. On peut aussi écrire un long bouquin, puis le réécrire totalement en sabrant tout ce qui peut l’être. On peut enfin écrire naturellement court et sobre, comme Simenon ou José Giovanni, et là ça confine au génie.
Il y a une mode qui ne me plait pas bien en ce moment (la crise rend économe, sans doute) consistant à comparer le prix du livre et le nombre des pages qu’il offre en regard.
Prenez « Paroles » du regretté Jacques Prévert: combien de mots ce bouquin contient-il? Et pourtant…
On ne peut pas faire plus concis pour résumé. Avec un résumé tel que celui là je crois que je n’achèterai pas le livre. Par contre la critique m’a plutôt plu, courte aussi mais assez clair.
Je suis plutôt d’accord avec Saint-Luc, on a pas forcément besoin de 400 pages si l’auteur a réussi à donner les informations nécessaires sur les personnages. Justement le peu de pages évite surement le superflu (du genre l’histoire d’amour là pour faire joli, etc.).
Je pense vraiment le mettre dans ma liste des livres à lire.