> Le livre : Ad Unum
, de Didier Fossey, Les 2 Encres, 290 pages, 21 €.
> Présentation : Paris, Février 2011, le froid, la neige, le verglas. Un délinquant notoire est retrouvé pendu, portant une inscription sur son front : « Ad Unum », dont la traduction signifie « Jusqu’au dernier ». Deux autres victimes ont déjà été découvertes dans les mêmes conditions. Quelles sont les motivations du tueur qui s’avère méthodique et discret ? L’enquête s’avère difficile pour le Commandant Boris Le Guenn et les membres de son groupe, le tueur n’hésitant pas à les impliquer personnellement dans sa descente aux enfers pour arriver à ses fins.
[Cette critique a été rédigée par Jostein, auteur du blog Sur la route de Jostein que nous vous invitons à découvrir]
> Le statut professionnel de l’auteur, membrede la brigade anti-criminalité de nuit d’investigation, donne un ton très véridique au roman. Toutes les opérations policières, le vocabulaire (expliqué au préalable), l’ambiance du commissariat, même le comportement du psychopathe sont très réalistes. J’ai vraiment eu l’impression d’être dans l’équipe, de vivre au quotidien cette enquête.
C’est une équipe très française avec un patron moderne et paternaliste, ouvert et dynamique. On retrouve un peu l’ambiance d’équipe du commissaire de Fred Vargas avec les périodes de décompression autour d’un repas au restaurant habituel.
L’auteur tente de maintenir une certaine humanité en dévoilant un peu la vie privée des membres de l’équipe. On reste tout de même dans l’ambiance des « feuilletons policiers du jeudi », ce qui n’est pas forcement négatif mais traduit plutôt une lecture « divertissante ».
Le style est très simple mais efficace. L’intrigue est bien menée avec tous les ingrédients pour faire frémir et déclencher l’intérêt. Par contre, j’ai senti le dénouement bien avant la fin et il est dommage que l’intérêt soit désamorc’ avant les dernières lignes.
Je n’avais pas lu le premier roman de Didier Fossey, mais nul doute que son expérience professionnelle lui permettra de continuer à faire vivre l’équipe de Boris Le Guenn. Je remercie Les agents littéraires et les éditions Les 2 encres pour la découverte de ce roman policier.
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 




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Merci Jostein.
Un auteur comblé.
De rien. Pensez-vous continuer les aventures de Boris Le Guenn?