> Le livre : À l’embaumée des Fleurs de Robert Notenboom, Nîmes, éditions du Puits de Roulle, 141 p., 15 €, en vente sur le site de l’éditeur. Offre limitée : Un CD de poèmes lus par l’auteur est offert pour toute commande d’un recueil.
> Présentation : Ce recueil est le troisième du poète Robert Notenboom, après Du silence à l’éveil (2009) et Il n’y a pas d’hiver (2010), tous publiés à la suite d’une longue maladie. La vie mouvementée du poète transparaît dans son œuvre qui oscille entre lumière et obscurité, toujours avec une simplicité désarmante. A l’embaumée des Fleurs se présente comme un chemin de profondeur et de sensibilité qu’on a hâte d’arpenter pressentant d’y glaner toujours plus de lumière et de paix, malgré les inévitables écueils de la vie.
[Cette critique a été rédigée par Matysim, dont vous pouvez retrouver l'ensemble des critique sur Babelio]
> Le poème qui ouvre le recueil est à l’image de l’ensemble de ce dernier : une impression de paix, de lumière mais toujours fragile et vacillante. Robert Notenboom plante un décor qui fait penser aux loci amoeni (lieux agréables) des poètes bucoliques antiques : une prairie fleurie, des eaux calmes, une ombre protectrice. Cependant, il semble que les angoisses du poète soient latentes et resurgissent à tel ou tel endroit du poème, et par la suite, du recueil.
Le poète prête une attention toute particulière à des instants saisis dans le temps et manifeste un goût pour l’éphémère, le passage. Plusieurs poèmes ont en effet pour décor l’aube, le crépuscule, sortes d’entre-deux entre le jour et la nuit. Le poète aspire à toujours plus de paix, qui est cependant loin d’être acquise. Car si c’est une impression de tranquillité qui ressort de la lecture du recueil, toujours est-il que ce dernier, qui oscille entre passé et présent, rappelle un passé douloureux à l’auteur. C’est la nuit qui constitue une menace, en témoigne le poème « Des lourdes heures », qui fait renaître ses craintes et ses cauchemars. La langue prend des accents plus graves:
« Des lourdes heures de la nuit sourdent
Des hordes cauchemardes
Elles me poursuivent à me perdre […] »
Chez Robert Notenboom, tout est intimement lié au temps qui passe. Les souvenirs qui resurgissent, les impressions semblent d’ailleurs suivre le cours des saisons. Le printemps signe le retour au renouveau et l’espoir d’une vie meilleure.
Le recueil se referme par une réflexion sur la poésie elle-même. L’absence d’effets va de pair avec une simplicité que le poète ne cesse de revendiquer, et qu’il ne justifie qu’à la toute fin du recueil :
« La poésie
Cet art de pauvreté
S’accommode du silence »
On pourrait reprocher à l’auteur une recherche peu poussée des effets de style, des jeux de sonorité, et parfois une légère tendance à la redondance et à l’emploi d’une syntaxe parfois alambiquée. Toutefois, il reste que la poésie de Notenboom relève d’une simplicité essentielle, qui s’impose comme une évidence, et célèbre la beauté de la vie malgré ses écueils.
> Extrait :
« L’étang à la surface lisse »
L’étang tranquille à la surface lisse
Que rident seules les feuilles balancées
Devient miroir au tain des fonds obscurs
S’y voient trahis tant de rêves d’enfance
Et tant de vies inavouées mortes
Parfois avant d’avoir été vécues
Sourde douleur avant le grand silence
Qui réfléchit se calme en nostalgie
Et s’élargit à sourire sereine
Au soir qui vient, le vent se lève
Les arbres somnambules brisent le miroir
L’étang renouvelé se ferme à nos émois
Et s’ouvre rédempteur à la vie qui pullule
> Et s’il fallait donner une note : 




> A l’embaumée des Fleurs est en vente sur le site de l’éditeur. Offre limitée : Un CD de poèmes lus par l’auteur est offert pour toute commande d’un recueil.
> Qu’avez-vous pensé de la cette critique et des extraits présentés ? Etes-vous sensible à la plume de Robert Notenboom ?
Imprimer